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Encore des sévices causés par les chasseurs

La photo de la radio du cadavre d'Heaston criblé de plombs

Quand est-ce que les chasseurs comprendront qu’un animal de Compagnie n’est pas un gibier, que le chat qu’ils visent du bout de leur fusil peut avoir un maitre ou une maitresse qui l’attendra désespérément pendant des heures, voire des jours, ne sachant pas ce qui est arrivé au petit félin de la famille.

A Larajasse, dans la région Rhône-Alpes, Emmanuel, jeune propriétaire d’un chat nommé Heaston a connu cette mésaventure. Son cher chat manquant à l’appel, il l’a recherché pendant huit jours pour finalement le retrouver mort, dans une rivière, à une centaine de mètres de chez lui. Le malheureux a été criblé d’une dizaine de plombs.    

Emmanuel tonitrue sur Facebook : “Bandes de connards de chasseurs”!!! Cela défoule mais ça ne redonnera pas la vie à son chat. Il a joint à son message le lien avec une pétition lancée par une vétérinaire qui en a marre de réparer, quand c’est encore possible, les dégâts causés par les chasseurs aux minous de la région. C’est plus fort qu’eux : les chasseurs doivent faire un carton, particulièrement sur le terrible prédateur qu’est le chat, tueur des jeunes lapins, perdreaux ou pigeons.

Et si le chat appartient à une famille ? Qui expliquera aux enfants chagrinés d’avoir perdu leur petit compagnon qu’il ne reviendra plus.

Une nouvelle très émouvante a été écrite par Gilbert Bordes sur ce sujet : “Le chat derrière la vitre”, aux Editions de l’Archipel.

Bunit était le compagnon adoré d’une petite fille, Marie-Laure, maltraitée après la mort de sa mère. Son père alcoolique laissait une mauvaise femme tout diriger dans la maison y compris frapper la pauvre fillette. Le seul réconfort de Marie-Laure était la visite chaque soir de Bunit qui entrait par un vasistas et se laissait caresser par la petite fille. C’était des moments de grand bonheur jusqu’au jour où une assistante sociale intervient pour retirer la fillette et la placer dans une famille d’accueil. Au moment où les agents viennent chercher Marie-Laure, Bunit est en vadrouille et les deux amis sont brutalement séparés.

La petite fille réclame son chat.

Le chat, trop malheureux sans sa maitresse, part à sa recherche. Il s’éloigne et erre toute la nuit dans l’espoir de retrouver la trace de Marie-Laure.

Au petit matin, un chasseur va le tuer, séparant à jamais les deux compagnons.

Bunit est mourant. “Chaque effort plante une lame rougie dans ses muscles. Il sait vaguement que son voyage va se terminer ici, que la nuit prochaine, un renard en vadrouille , va le déchiqueter à coups de crocs. Cela, il l’a vu cent fois dans sa vie et ne peut qu’en accepter l’augure. Un visage de fillette flotte dans ses pensées. L’envie de se blottir contre ce petit corps, de dormir encore sur le vieux canapé, lui donne un moment de répit. Mais tout ceci est déjà perdu derrière un rideau de fumée blanche.”

Marie-Laure ne reverra jamais plus son cher Bunit.

Voila le mal que font les chasseurs, aveuglément et sans remords.

A signer la pétition Stop aux chats victimes de la chasse !

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