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Les chats mandarins de Kwong Kuen Shan

La couverture de : Le chat zen de Kwong Kuen Shan
Une artiste à découvrir qui a récemment exposé à Paris.
Il s’agit de Kwong Kuen Shan, une jeune femme chinoise, née à Hong Kong où elle a étudié l’Anglais et le Chinois classique.
Elle s’est initiée à la peinture chinoise et la calligraphie et s’est affirmée dans son propre style.
 
Lors d’une conférence dans la Galerie Oranda samedi 15 mars 2014, Kwong Kuen Shan a relaté comment a commencé son aventure avec l’art lorsqu’elle a rencontré lors d’un salon à Frankfort son éditeur qui était présent également à la conférence.
 
Son oeuvre, a-t-elle expliqué, est inspirée par le chi (le souffle). La peinture chinoise est très différente de la peinture occidentale. La technique est particulière. Les outils sont essentiels.
L’artiste a présenté ses instruments : un papier spécial en bambou. Une brosse-pinceau réservée à la peinture chinoise ainsi que des tampons pour apposer des sceaux représentant des caractères chinois qu’elle appose sur chacune de ses oeuvres.
 
Puis Kwong Kuen Shan raconte sa propre histoire avec les chats.
La jeune femme avait une véritable phobie des chats, notamment leurs yeux lui apparaissaient comme ceux du Diable.
 
 
Lorsqu’elle a quitté Hong Kong pour vivre en Angleterre, elle a d’abord habité Londres quelques années puis elle a vécu avec son mari au Pays de Galles, à la campagne.
A l’époque, elle détestait la campagne et encore plus les chats. Or les voisins élevaient trois chats dont un, Healey, vint carrément s’installer chez elle. Il était né là et revenait à ses racines.
Au début, Kwong Kuen Shan avait du mal à réprimer sa répulsion et il lui fallut deux bonnes années pour vaincre sa phobie qui, peu à peu, s’est transformée en passion grâce à Healey qui l’a initiée à la beauté féline. Elle aimait le rencontrer dans le jardin et le voir se faufiler derrière la statue de Bouddha avec lequel elle le confondait.
 
 
C’est ainsi que l’artiste s’est attachée aux chats : Healey, Joseph, Rocco, Safran, Gizmo et d’autres.
Elle a su les observer de son regard d’artiste et les croquer chacun dans des postures différentes et toutes très félines.
Auteure de plusieurs ouvrages, notamment “Le chat zen” et “Le chat philosophe”, elle a rassemblé des maximes et extraits tirés de la littérature chinoise, d’auteurs tels que Confucius, Gao Bogong, Mencius, Lu Xuoxum. Elle a illustré ces maximes avec talent en mettant en scène des chats représentés dans des paysages chinois, créant des compositions recherchées.
Kwong Kuen Shan a intitulé l’exposition “Painted words” (En peignant des mots) et fait son logo d’un chat composé de sceaux représentant des caractères chinois, sans doute pour souligner l’importance de ces caractères dans ses oeuvres.
 
En fin de réunion des extraits des livres de Kwong Kuen Shan ont été lus :
 
“Je ne maltraite pas les faibles ni ne crains les puissants”. Zuo Quining
Cette maxime est illustrée par une oeuvre représentant son chat Joseph allongé devant un bocal de poissons rouges. Deux sceaux sont apposés : l’un signifie la Voie, l’autre le ciel et la terre.
 
“Chaque année revoit l’éclosion des fleurs
Mais jeunesse enfuie jamais ne revient.”
Proverbe chinois
Ce proverbe est illustré par par un chat debout jouant avec un branche de chrysanthème accompagné de trois sceaux.   
 
On pourrait reproduire beaucoup de citations tirés de ces deux petits livres parus aux Editions de l’Archipel et chez Pocquet, livres plaisants à lire et à regarder. il en sort une certaine sérénité invitant à la méditation. 
 
Exposition "Painted Words”, Galerie Orenda, 54 rue de Verneuil, 75007 Paris (14 mars- 12 avril, mercredi-samedi 14h30-19h00)

Le site de Kwong Kuen Shan

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