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Un chat blessé, sauvé, soigné, puis peut être assassiné sur ordre municipal ?

Un chat blessé, sauvé, soigné, puis peut être assassiné sur ordre municipal ?

Cela se passe à Novalaise, en Savoie (73470 ). Karine est en vacances, trouve un chat blessé sur une route, probablement renversé par une auto, l’amène chez le vétérinaire de l’endroit, elle se fait d’ailleurs cruellement mordre au passage. L’animal est probablement sauvage, et en plus un chat qui souffre mord, c’est connu.
Le vétérinaire, que nous avons eu au téléphone, nous le remercions des précisions données,  fait ce qu’il doit faire légalement. Quand un chat n’est ni tatoué ni pucé, et qu’il blesse quelqu’un, il doit être de par la loi mis en quarantaine durant quinze jours pour analyser s’il a la rage. Il ya donc des frais de vétérinaire.
Qui va payer ?
Karine nous a dit qu’elle adopterait volontiers le chat, mais qu’elle ne peut faire face à ce genre de dépenses.
Pour savoir le droit en la matière, nous avons appelé la SPA nationale, et le vétérinaire nous a confirmé ce que l’on nous y a dit.
Le code rural fait obligation à la mairie de l’endroit où le chat est soigné de régler les frais vétérinaires, faute de quoi procureur ou préfet du département peuvent être saisis...
La SPA nous a dit au passage que si l’on trouve un animal blessé, la chose à faire est de trouver la fourrière qui est responsable dans le coin, fourrière qui confiera l’animal à la SPA.
A propos de SPA, nous avons été formidablement reçus par son antenne nationale, dont le service d’aide est à votre écoute, au 01 43 80 40 66. Ils peuvent dans certains cas prendre en charge la moitié des frais... Et en tous cas, ils seront de bon conseil. Notez ce numéro impérativement...
Le vétérinaire nous a expliqué que dans cette commune de Novalaise, le problème des chats errants est récurrent. Comme partout ils sont nourris par des gens qui croient bien faire (et qui font carrément mal) alors qu’il faudrait les trapper pour les faire stériliser, ce qui se fait dans beaucoup de villes. Il existe bien une convention entre la SPA et la commune pour ce qui concerne les chiens errants, mais pas les chats...
Le chat d’ailleurs, celui qui a été récupéré blessé par Karine, va plutôt bien et dans quelques jours on saura s’il a la rage. Si c’est le cas, l’euthanasie est obligatoire. Et nous écrivons toutes ces lignes pour rien.
Mais s’il ne l’a pas ?
La commune est en principe propriétaire « de jure » de l’animal. Si elle donne l’ordre d’euthanasie, le vétérinaire ne pourra pas faire autrement.
Et Karine est évidemment dévastée, avoir sauvé un chat pour le voir piquer en fin d’histoire est en effet choquant.
Nous avons tenté à plusieurs reprises de téléphoner à Monsieur le maire.  C’est évidemment lui qui détient les clés de vie ou de mort sur cet animal. Je comprends qu’il a sûrement des choses beaucoup plus importantes à régler, puisque quand nous appelons le matin, il sera là l’après midi... L‘après midi on ne l’a pas vu, nous nous sommes faits promener ainsi près d’une dizaine de fois en trois jours! Nous avons laissé deux fois le numéro de téléphone auquel Monsieur le Maire ou l’un(e) de ses adjoint(e)s peut nous rappeler. Parce que figurez-vous que c’est une mairie fantôme, quand on demande le cas échéant à parler à un adjoint, il n’y en a pas non plus à la mairie ! Pourtant, sur le site de la commune, il y a un conseil municipal de 19 personnes, étonnant qu’il n’y ait pas de permanence !
Nous n‘avons aucunement la prétention de donner des leçons à qui que ce soit,  ou d’intervenir en quoi que ce soit dans les affaires de la ville. Mais il va peut-être s’y passer quelque chose de choquant et les édiles de la ville refusant de répondre à nos questions, une lourde présomption de secret pèse sur la fin de cette histoire. Au passage, Micetto remercie ceux qui ont fait leur boulot avec conscience, et rappelle aux élus que nous ne sommes pas dans un régime de droit arbitraire. Il existe des règles, et les élus de cette ville le savent d’autant plus qu’ils jouent les abonnés absents quand nous appelons.     

Pas de crainte à avoir pour Monsieur le Maire, ses adjointes et adjoints, un petit chat qui est mort n’a jamais fait perdre une élection. Peut-être même parviendrez vous à ce qu’aucun de vos électeurs ne sache dans quel secret vous avez géré cette triste histoire. En revanche, dans une ville de 1942 habitants, tout se sait très vite, les réseaux sociaux servent aussi à cela. On sait parfaitement à Novalaise que « Le petit chat est mort » ne fait rire qu’au théâtre de Molière. Et si d’adventure quelque Novalaisan pense comme nous, le maire sera peut-être un jour en sa mairie pour lui expliquer...

Enfin sait on jamais si vous avez envie de l'adopter et que vous êtes dans le coin et si vous pouvez prendre en charge les frais de tatouage, la mairie étant en principe responsable des frais de garde, contactez nous et nous vous donnerons les coordonnées du vétérinaire et de la mairie.

Pour acceder au site Internet de la Mairie de Novalaise

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Un très intéressant article de Nos Amis Les Animaux sur la procédure pour gérer les chats errants en France

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