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Apprendre à l'enfant à vivre avec un chat...

02/11/2013
Apprendre à l'enfant à vivre avec un chat...

Dire qu’un chat n’est pas un jouet, qu’il n’est pas un esclave, qu’il n’est pas toujours disponible est une évidence… pour des adultes et encore, si la moitié de l’humanité savait cela, elle ne chercherait pas à emmerder l’autre moitié ! Mais pour l’enfant ? 

La cohabitation d’un chat et d’un enfant est totalement possible, à condition de pouvoir éduquer le bambin (ou l’ado si le chat arrive plus tard dans la famille) sur un certain nombre de points précis. 

Par exemple que l’on ne fonce pas en criant sur un chat, surtout pour lui attraper la queue ! Ce genre de plan, c’est coup de griffe assuré, puis peur réciproque, le truc que l’on met des mois à refaire évoluer dans le bon sens… 

Bref, on ne capture pas un chat, on ne le dresse pas, on apprend juste à vivre avec, et si possible bien et c’est très possible et c’est très facile. 

Le geste le plus important est la caresse. L’attitude la plus importante est le respect. 

La caresse, c’est évident ? Nenni… Il se dit, mais ce n’est peut être pas une généralité, cela dépend un peu des chats, qu’il faut caresser d’une seule main pour que l’animal ne se sente pas prisonnier. Et avec la main ouverte. La main fermée est en effet signe de possession, de domination. Ce qui sert, mais plus tard, là on est juste à l’apprentissage. 

Donc, pour éviter toute méprise, une seule main et ouverte. 

Puis, et il est évident qu’un enfant de six mois ne saura pas le faire, il faut attendre un peu, on devra lui faire comprendre que même les caresses, un chat peut en avoir marre. 

Il y a des signes, des codes d’attitudes en fait, qui signifient qu’il faut arrêter. Le chat retire sa tête, tape du bout de la patte, il peut mordiller, sortir les griffes sans forcément faire mal, il finit par s’en aller. Il faut se retirer, doucement, pas de gestes brusques, l’animal est à cran. On entre dans la seconde notion indispensable dans une vie commune,  le respect. 

De même que l’enfant sait vite que l’on ferme la porte des toilettes, il doit savoir que le même endroit, pour les chats, est à eux et rien qu’à eux. Ils adorent voir quelqu’un changer la litière car comme pour tout ex-fauve, une odeur laissée est un danger, mais cela reste leur endroit. 

Enfin, le royaume personnel du chat est le sommeil. Un enfant sait aussi que tout le monde y compris lui est de mauvaise humeur quand on le réveille, même chose pour le chat pour qui le sommeil est une façon de vivre. Réveiller un chat adulte peut même se révéler très dangereux. 

Il y a d’autres domaines dans lesquels la vie ensemble peut devenir un bonheur commun, comme le jeu. Mais là encore il y a des règles. Le fameux plumeau par exemple, on se souviendra d’abord qu’il faut faire attention à ne pas lui en mettre un coup sur la tronche ! Mais surtout la règle est que les chats, de temps en temps, doivent accrocher le jouet. S’il est en permanence inaccessible, s’il ne peut jamais l’accrocher, le chat risque, au mieux, de se désintéresser très vite du truc mais il peut aussi devenir agressif. Le jeu veut toujours dire que l’autre a une chance de gagner, s’il est à sens unique, ce n’est plus du jeu, c’est de l’esclavage !   

Arrive peut-être le moment le plus difficile à réussir dans la cohabitation, le porté. Un chat admettra un nombre incroyable de positions dans les bras ou sur les épaules d’un enfant mais la condition number one est le porté. On l’attrape sous les pattes avant, au niveau des côtes. Si on le porte par les pattes, c’est un supplice et ce sera vite un gros coup de griffe ! C’est même un début de maltraitance, et si jamais le chat ne réagit pas le premier coup, l’enfant va s’habituer à lui faire mal, il faut arrêter le processus d’urgence. C’est évidemment moralement inacceptable mais le chat, lui, ne sait pas que l’enfant est innocent. Et donc possibilité de réaction très violente. On voit aussi des enfants enfermer les chats dans les endroits les plus insolites, idem, début de maltraitance. Pourquoi est-ce mal dirait l’enfant, le chat tout seul se met dans des endroits pas possibles. Oui, mais c’est lui qui l’a décidé et jamais par hasard !  

Enfin une évidence. Ce n’est pas parce que l’enfant et le chat se sont adoptés mutuellement avec tendresse, qu’il faut aller jusqu’à laisser à l’enfant le soin de la nourriture et la boisson, des domaines dans lesquels il faut aussi avancer doucement, comme chez l’homme, boire et manger est un rituel. Il faut veiller sur la santé de l’animal, l’enfant ne sera pas forcément alerté par un comportement anormal de l’animal, même sur les cas les plus fréquents, quand l’animal cesse d’uriner, ou peut avoir des selles liquides etc… ce genre d’observation n’est pas du domaine de l’enfant mais le vôtre. 

Bref, on rend l’enfant responsable et on le reste soi-même, c’est toute une famille qui vit avec un chat, pas le contraire ! 

Personne n’imagine aujourd’hui une vie sans règles élémentaires. Il en est de même avec un animal, il y a des codes, des règles qu’il faut respecter et des connaissances minimales de comportement qu’il faut posséder. Les acquéreurs du chat sont les parents, ils sont responsables de l’attitude de l’enfant vis-à-vis de l’animal. Mais rassurez vous, on apprendra beaucoup plus facilement la vie des chats que la sienne propre, un chat est sain, il n’est pas tordu du cerveau, il ne viole pas, il ne pille pas et quand il vole il ne le sait pas. Le chat ? Non coupable votre honneur ! Ce qui finalement simplifie beaucoup les choses !

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