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Philippe revient sur nos arguments concernant le café des chats de Paris

03/10/2013

Suite aux envois de plusieurs courriers par des "anti" café des chats, vous êtes revenu sur certains points.

Si il existe en effet dans le milieu de la protection animale, mais comme partout, des extrémistes dont je ne suis pas, deux trois choses me chiffonnent dans ce nouvel article.

Vous dites que la SPA observe, or elle n'observe plus, pour preuve cette phrase tirée de leur site :

Sans remettre en cause les réels bienfaits d'avoir un animal près de soi et de la ronronthérapie, dans ce projet, l'animal est une fois de plus considéré comme un simple objet, au service de l'homme. 

Les SPA de France ne peuvent cautionner un tel projet qui prévoit l'utilisation de l'animal dans un but purement commercial.

A moins que tout dans ce café ne devienne gratuit, cette phrase est assez claire. 

D'autre part, le café des chats a eu recours pour financer son projet au crowdfunding en expliquant aux donateurs que les chats viendraient de la SPA, puis lorsque cela s'est avéré faux, d'autres refuges via des associations de protection animale. Dès lors, vous devez donner la preuve à vos financiers que tel est le cas. Si moi comme d'autres avons souligné que le café des chats effaçait les commentaires, qui je le rappelle, n'ont jamais été agressifs mais posant des question légitimes, c'est parce que celui-ci doit des explications et une transparence à ses donateurs et à ses clients puisque telle est la base de sa communication. Si vous prétendez vendre une courge bio, vous en indiquez la provenance. Aucune preuve n'a jusqu'ici été donnée que ces chats (devenus des chatons) provenaient de refuges, le café des chats refusant de répondre sur ce point ou éludant la question. 

Certains éléments de réponse, comme l'aveu de ne pas avoir respecté de quarantaine avant "la première" ou que la stérilisation des chats a eu lieu la veille, peuvent laisser entendre que la dizaine de chats du café ne viennent pas de refuge, encore moins d'associations. 

Lorsque vous comparez les chats du café des chats à ceux dont les propriétaires ont un bar et qui déambulent librement dans celui-ci, n'oubliez pas que ceux-ci ont des maîtres et qu'ils ne restent pas seuls la nuit, les jours fériés ou les vacances. 

Quant à la France réfractaire à la nouveauté, tout ce qui est nouveau n'est pas nécessairement bon, mais aujourd'hui, il ne faut surtout pas être contre la nouveauté sous prétexte de se faire taxer de réac, il faut être jeune et le rester, en acceptant n'importe quel concept débilitant. Le Japon n'est d'ailleurs pas un exemple en matière de protection animale, ni la France. 

Je trouve normal de se poser des questions quant au bien-être des animaux, en particulier dans ce contexte, des chats, animaux territoriaux n'acceptant pas toujours de vivre en groupe, particulièrement sensibles aux changements d'habitude et à l'agitation. Pour le reste, l'exploitation dans la publicité ou le commerce de la bouffe, je suis d'accord avec vous, mais sous prétexte que ces exploitations s'accumulent, faut-il en tolérer de nouvelles ?

Cordialement

Philippe

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