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Henrietta, la chatte qui a « couvert » le monde de ses reportages...

02/01/2015
Henrietta, la chatte qui a « couvert » le monde de ses reportages...

L’info vient du très sérieux New York Times et le livre dont on parlera est écrit par Christopher S. Wren, correspondant à l’étranger du célèbre journal durant dix sept ans.  
Il a tenu ce poste à Moscou, Pékin, le Caire, Ottawa et Johannesburg (Jo’burg pour les initiés) et vient de raconter cette vie là dans un livre. Non sous l’angle des grands événements, et l’on imagine que pour un journaleux américain à Moscou, à Pékin et au Caire, c’est plusieurs alertes sérieuses par jour, mais à travers de petites histoires délicieuses, de celles qui font les meilleurs souvenirs d’ailleurs, vues et vécues par les yeux, les oreilles et les vibrisses de sa chatte Henrietta.
Le titre du bouquin est « Henrietta, the cat who covered the world, The adventures of Henrietta and her foreign correspondent », autrement dit Henrietta, la chatte qui a couvert le monde, les aventures d’Henrietta et son correspondant à l’étranger... (« Couvert » est entendu ici au sens journalistique du terme).
Le plus drôle est que l’auteur démarre son récit par un aveu, au début de l’histoire, il n’aimait pas les chats. Puis il devient amateur, puis limite adorateur au point de présenter sa petite bâtarde siamoise/gouttière comme une femme, une séduisante aventurière dans un manteau de fourrure très élégant...
Pour son premier poste à Moscou, Wren a voulu expliquer à sa famille que la meilleure solution pour l’animal serait de rester à New York, ce fut un tollé général et du coup, toute la famille, Henrietta incluse, prit l’avion pour Moscou un jour de l’an totalement polaire à New York qui finalement n’allait guère les perturber à Moscou.
Il est vrai, je fais ici un aparté tout petit, j’ai remarqué cela à chacun de mes voyages hivernaux à New York, à Moscou aussi mais là on s’y attend, que la saison froide y est terriblement agressive. Une fois, en visite professionnelle chez CNN, au nord de New York, notre interlocuteur nous avait demandé comment on faisait avec nos petites chaussures par moins quarante, j’ai passé un quart d’heure à essayer de traduire moins quarante degrés Fahrenheit en équivalence Celsius, pour me souvenir que c'etait la seule equivalence exacte entre le degré celsius et le degré Fahrenheit ! Bref, il faisait vraiment moins quarante à New York ce jour-là... Retour au livre... 

Excellente voyageuse, Henrietta avait entre autre le don d’amadouer les autorités. A leur arrivée à Cheremetyevo (l’aéroport de Moscou) entre des files de gardes armés de Kalashnikov, et épiant tous ces amerloques avec des yeux d’iceberg, le vétérinaire officiel soviétique dit un sonore « Quelle jolie petite chatte américaine ! »... Et hop !
Puis, durant les quatre années passées à Moscou, Henrietta reste insouciante, trottinant entre les mecs du KGB qui ne lâchaient pas les journalistes étrangers d’une semelle...  Elle se révèle talentueuse dans sa tâche de chasseuse de rats et souris au domicile de l’auteur et au bureau du New York Times. Durant un dîner de gala, elle est arrivée dans le salon des Wren pour déposer avec fierté une souris qu’elle venait de tuer aux pieds de l’ambassadeur du Pakistan, déclenchant une vague d’applaudissements dans l’assistance !
L’auteur avoue aussi avoir utilisé Henrietta pour obtenir des informations secrètes, lorsque ses interlocuteurs fondaient d’émotion quand elle leur montait sur les genoux, ils se laissaient aller à des confidences impossibles à obtenir autrement... Durant ce temps, Wren, lui, prenait des notes...
Des années plus tard, au Caire, alors que Wren saute d’un avion à l’autre entre L’Egypte, la Syrie et Israël, pour couvrir la visite historique d’Anouar El Sadate à Jérusalem, son principal souci est en fait la disparition d’Henrietta, aucune nouvelle pendant un mois, la famille s’attendait au pire. Et au cours de l’une des toutes premières connexions téléphoniques directes rétablies entre l’Egypte et Israël, Wren apprend que la chatte a été retrouvée, malade, faible, blessée, mais miraculeusement vivante, ayant survécu aux attaques des énormes rats et des molosses de chiens sauvages qui tiennent les rues du Caire la nuit.
Wren pense qu’Henrietta a adoré voyager de pays en pays, même chose pour ses enfants Chris et Celia. En somme, une famille extraordinairement bien adaptée et une chatte extraordinairement bien adaptée vivant une aventure très inhabituelle.  
Aujourd’hui, les enfants ont grandi, tout le monde est rentré aux USA, sans Henrietta. Elle est morte en Afrique du sud à 18 ans, après une belle vie d’aventure de chat du monde, une vie racontée avec passion par SON correspondant spécial... 

 

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