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Le Général de Gaulle et son chat Ringo de Balmalon, Gris-Gris pour les intimes

19/09/2014
Le Général de Gaulle et son chat Ringo de Balmalon, Gris-Gris pour les intimes

La Boisserie à Colombey-les-deux-Eglises était le refuge de paix où Charles de Gaulle aimait se retirer. Il s’y exila en 1946 jusqu’à son retour en politique en 1958. C’est là aussi qu’il s’isola lors de son retour de Baden Baden lors des évènements de Mai 1968. C’est là enfin qu’il se retira après l‘échec du référendum de 1969 et qu’il resta jusqu’à sa mort en 1970.
Ainsi que l’exprimait François Mauriac, “jamais un lieu n’aura été aussi inséparable d’un homme”. Le Général de Gaulle acquit la Boisserie en 1934. Il choisit ce lieu parce que Colombey, village de la Haute-Marne, était dans l’axe de Paris et ses garnisons de l’Est et du Nord et toujours d’après F. Mauriac “parce que ces paysages austères de landes et de forêts de cette campagne, à la saignée des provinces de Champagne, de Lorraine et de Bourgogne, fragment de la France éternelle, correspondaient à son esprit et à son coeur”.  
Le Général parlait en ces termes de sa maison dans ses Mémoires de Guerre :
Le silence emplit ma maison... D’un point élevé du jardin, j’embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site comme la mer bat le promontoire. Je vois la nuit couvrir le paysage. Ensuite, regardant les étoiles, je me pénètre de l’insuffisance des choses.”
Cette véritable osmose de l’homme et sa demeure est bien connue mais ce que l’on sait moins, c’est que dans sa retraite, le Général s’était attaché à un chat qui animait ses soirées recluses. C’était un beau Chartreux au nom ronflant de “Ringo de Balmalon”.
Yvonne de Gaulle l’avait acheté pendant le second mandat du Président et l’avait installé à la Boisserie. Le petit greffier fut renommé Gris-Gris et la légende raconte qu’il suivait le Général dans ses promenades dans le parc. Vous les imaginez tous les deux déambulant dans les allées ? Arrivez-vous à vous figurer le Général caressant son chat ? Image insolite mais réelle.
Le Chartreux de Charles de Gaulle était comme tous les spécimens de sa race muni d’un pelage gris laineux avec des yeux orangés sur une tête ronde et joufflue.
Le Chartreux a été ramené en France de Turquie et d’Iran, lors des croisades et la race fut reconnue en 1939.
Le Chartreux a enchanté beaucoup de personnalités dont Joachim du Bellay qui l’a décrit dans un de ses poèmes intitulé “Vers Français sur la mort d’un petit chat” (1558).
Gris-Gris devint le compagnon inséparable du Général et fut même un sujet fréquent de conversation avec André Malraux pendant le Conseil des Ministres. On rapporte qu’un jour, en réponse à une question de Malraux dont on ignore la teneur, le Général eut un de ses bons mots habituels :” les chatons jouent, les chats méditent”. Un jeu de Société pourrait avoir pour thème : inventer une question générant cette réponse.

Après la mort du Général, Gris-Gris resta à la Boisserie où il avait ses habitudes et où il était soigné par une gouvernante.
Nul ne se souvient s’il était castré ou non mais bien des propriétaires de Chartreux se vantèrent d’être le maitre d’un descendant du fameux “Ringo de Balmalon”.

 

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