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Le chat de la fugue…

03/02/2017
Le chat de la fugue…

Un chat qui fugue ? C’est fréquent mais rarement génial. Sauf dans le cas que nous racontons ici… Nous sommes dans les années 1730 à la cour du roi d’Espagne à Madrid, l’infante Maria Barbara du Portugal vient d’en épouser le roi et est donc venue de Lisbonne avec sa suite. 

Ses servantes, sa vaisselle, ses couturières et son musicien, dit alors maître de musique, profession importante s’il en est au point que le Bourgeois Gentilhomme de Molière ne pourra pas imaginer son entrée en noblesse sans passer par les leçons de ce type de professeur d’excellence… 

Le musicien de la reine est comme un coq en pâte, il est juste payé pour faire la musique qu’il aime et il gagnera probablement bien sa vie puisqu’à sa mort, 555 sonates et fugues auront été écrites. 

Son clavecin est tout le temps ouvert, parce qu’il y passe ses journées. Dès qu’une idée de thème arrive, hop, il se met au clavier. Ce n’est pas comme ces pianos de luxe dans les appartements chics à Paris, tout le temps fermés, dont personne ne joue et d’ailleurs, les trois ou quatre fois par génération où ils sont ouverts parce que par hasard il y a un pianiste à dîner, il est immédiatement refermé parce que bien entendu, il est désaccordé… 

Ce musicien de la Reine d’Espagne avait un chat. Une chatte, d’ailleurs, Pucinella.  

Un jour (mes chats font ça chez moi, d’autres peuvent donc l’avoir fait à la cour d’Espagne), Pucinella marche sur le clavier du musicien. 

On imagine que tout de suite, les quatre ou cinq notes jouées par le chat donnent une idée à ce très productif homme de musique, elles deviennent le thème de ce qui sera la fugue en sol mineur L 499. 

Elle est très connue parmi les 555 autres compositions de cet homme, car justement, elle s’appelle « La fugue du chat »… La « fuga del gatto », le musicien est évidemment italien. 

Cet homme a tellement écrit qu’il faudra attendre les années 1950 pour que la totalité de son œuvre soit enregistrée. C’est un claveciniste américain phénoménal, Ralph Kirkpatrick, qui réussira ce tour de force. Au point qu’aujourd’hui, l’œuvre est répertoriée par la lettre K. C’est amusant d’ailleurs, il en est de même, avec la même lettre, pour le classement de l’œuvre de Mozart par l’autrichien Köchel, mais Kirkpatrick, lui, a non seulement classé mais joué et enregistré l’œuvre de ce maître qu’est Domenico Scarlatti (1685 - 1757) dont la fugue du chat est l’une des pièces les plus connues… 

 

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