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Le chat qui interrompt Mozart

18/11/2015
Le chat qui interrompt Mozart

Un chat pourrait aussi être mélomane ? Pourquoi pas ? L’aventure survenue à Wolfgang Amadeus Mozart tendrait à le prouver…
On sait que Mozart est un génie précoce, qui commence à composer à l’âge de quatre ans et ne s’arrête pas là, il écrira au total plus de 600 pièces dont  sa première symphonie à onze ans !
Parmi ces créations, son 25ème concerto, écrit en 1786, est probablement la base de notre Marseillaise… (Deuxième mouvement, allegro maestoso)
C’est dire que ce mec, c’est énorme !
Une star mondiale, enfin du grand monde s’entend… Les arpents de neige que sont les provinces canadiennes sous la plume de Voltaire, la lointaine Chine qui n’est qu’un partenaire commercial pour les Vénitiens, l’Afrique qui est seulement un réservoir à esclaves sont des trous perdus où personne  n’imaginerait jouer en concert !

En fait, à onze ans, en 1765,  il est en tournée depuis deux ans, partout, dans toutes les cours d’Europe, son père, son agent à l’époque, vient d’inventer le « world tour »…
Succès colossal, à Paris, à Munich et même à Vienne, ville qui pourtant, à sa mort, le flanquera à la fosse commune !
Londres… Il vient de faire la connaissance du fils de Johann Sebastian Bach, Johann Christian Bach, musicien illustre qui lui fait découvrir le pianoforte, une invention italienne pouvant être joué de mille manières différentes, qui va remplacer le clavecin, joli mais sans nuances… Le jeune Bach lui fait également découvrir l’opéra italien et lui apprend à construire une symphonie.
De génie précoce, Mozart passe au stade au-dessus, celui de musicien prodige.

C’est dans ces conditions qu’en juin 1765, il joue dans une salle prestigieuse devant un parterre qui ferait tomber raide, aujourd’hui, le plus capé des attachés de presse…
Et il est interrompu. 
Personne n’a jamais osé cela ! Stupeur absolue chez les grands qui gouvernent ce monde.  
En fait, un chat est entré dans la pièce… Il se dit aujourd’hui encore que la musique d’Amadeus influence même les animaux, ce chat là est peut-être venu parce que d’une part, interrompre le maestro, il s’en fout mais surtout parce qu’il trouvait ça joli ce que jouait l’enfant.
Mozart s’arrête vraiment de jouer, prend l’animal comme le fait un enfant, disparaît avec lui dans une pièce voisine, bref il plante tout le monde, et est absent un très long moment…
En quelle langue lui a-t-il parlé ? Comme tout prodige, Mozart apprend une langue en quelques mois et il parle parfaitement le français, il écrira plus tard à sa femme Constance dans cette langue, avec d’ailleurs des jeux de mots érotiques tellement osés que les échanges polissons entre George Sand et Musset en deviennent un conte pour enfants…
En tous cas il lui a parlé.
Bien plus tard, et sans dire un mot d’explication, il revient dans la salle et finit son concert.

J’aime bien cette histoire parce qu’aimer les chats n’est pas forcément un signe d’humanité. Des voleurs comme Mazarin, Richelieu et Colbert ont adoré les chats (à sa mort, Richelieu possède l’équivalent d’une année de revenu du royaume de France…),  des salauds absolus, des assassins de masse d’une cruauté totale ont eu  des chats, mais quand il s’agit d’un enfant, fût-il prodige, la tendresse est d’autant plus présente que le jeune Amadeus, la tendresse, il  en manquait cruellement..

Bref, le seul être vivant qui ait pu interrompre l’immortel était un greffier. Digne de figurer au tableau d’honneur (très disputé!) de ses congénères.

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