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Le chat et l’Islam

06/08/2014
 Le chat et l’Islam

Le chat n’est pas très estimé dans la religion chrétienne. C’est un grand absent de la Bible.
Le chat était mal aimé par l’Eglise Catholique et particulièrement l’Inquisition qui le considérait comme un suppôt du Diable, a fortiori s’il était noir. On faisait bruler sur le bucher les chats avec leurs propriétaires, accusés de sorcellerie.
Il fut juste toléré chez les moines du Moyen Age, pour protéger des rongeurs les livres des bibliothèques.  

Par contre, le monde musulman a toujours eu une vision bien plus positive du petit félin.
Le chat apparait chez les musulmans sur l’arche infesté de rats de Noé. Ce dernier a créé le chat en frottant sa main sur le museau d’un lion qui en éternuant a lâché deux chats, mâle et femelle. Les rapports entre les chats et le patriarche furent mouvementés. Les chats auraient fait leurs griffes sur le bois de l’arche et Noé les auraient punis en les forçant à rester sur le pont de l’arche, sous la pluie du déluge d’où la détestation violente des chats pour l’eau en général.

Le prophète Mahomet appréciait et estimait les chats. Lui-même était très attaché à sa chatte Muezza et il a influé fortement les musulmans dans le respect des chats. Dans les pays arables, si le chien reste à l’extérieur de la maison, le chat est admis dans le logis dont il est le gardien. On sait que Mahomet a préféré couper son burnous sur lequel sa chatte Muezza s’était endormie plutôt que de la réveiller. Comme elle lui fit une révérence dans son sommeil pour le remercier, Mahomet accorda à tous les chats la faculté de toujours retomber sur leurs pattes lors d’une chute.
On a dit que lorsqu’il faisait une prêche à la mosquée, il tenait sa chère Muezza dans les bras. C’est en ce souvenir que les chats sont encore aujourd’hui libres d’entrer dans les mosquées et même y dormir. Le chat a une place réservée au Paradis dans la religion musulmane.

Mais Mahomet ne fut pas le seul à vouer une passion pour les chats. Un sahabi renommé (adepte du prophète) a fait connaitre son immense attachement pour les félins.
Né au Yémen, près de la mer rouge, il s’appelait Abd Al-Shems, “le Serviteur du Soleil” mais comme il avait une chatte qui ne le quittait jamais, il fut nommé par son entourage Abu Hurayra qui signifie “Père de la Petite Chatte”. Ce nom lui est resté même lorsqu’il est devenu plus tard le plus important rédacteur de “hadiths” (parole de Mahomet). Il avait rejoint Mahomet qu’il côtoya pendant quatre ans et est devenu le rapporteur du prophète. Il a transmis des milliers de hadiths.
Ce compagnon du Prophète est encore aujourd’hui très respecté des Sunnites mais son autorité est contestée par les Chiites. Il avait une mémoire prodigieuse et était capable d’assimiler et de retranscrire les sermons du Prophète avec une grande précision. Il est reconnu pour être celui qui a mémorisé le plus d’hadiths de son époque. Venu tardivement à l’Islam, il compensa ce retard pour un travail assidu pendant les quatre années passées avec le Prophète. Son grand regret était le refus de sa propre mère de se convertir à l’Islam. Un jour, il pria fortement Allah en lui demandant d’éclairer sa mère. Contrairement à toute attente, il fut exaucé et revit sa mère vêtue d’un voile qui lui dit : “ Je témoigne qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Mahomet est le serviteur et l’envoyé d’Allah.”

Ce fut un grand bonheur pour “le Père de la Petite Chatte”.

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Vidéo d'un chat accueilli par un imam dans une mosquée

Cette vidéo où l'imam caresse un chat rentré dans une mosquée de façon impromptue démontre la bonne image qu'a le chat chez les musulmans.


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