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Râ lovely ... Le chat qui sauva le soleil ...

13/08/2013
Râ lovely ... Le chat qui sauva le soleil ...

On a narré ici l’histoire du chat et de la lune, voici maintenant celle de bastet et du soleil. Le soleil ? C’est marrant, il fait le bonheur de ceux qui n’en ont pas (les habitants de Dunkerque en vacances sur la côte d’Azur) et il fait le malheur de ceux qui en on trop (ici deux exemples dont j’ai été le témoin, le soleil de minuit, permanent donc, qui rend fou et le Sahel, où hommes et troupeaux crèvent à cause de la sécheresse…).  
Mais ce qui est sûr c’est que sans soleil du tout, il n’y a pas de vie…
La preuve avec cette histoire survenue à Râ, le soleil dieu des Egyptiens de l’Antiquité, qui, on a beau être dieu on arrive quand même à se faire avoir, la preuve, bref un jour, un serpent cobra a avalé Râ, son disque de lumière et tout le toutim.
L’Egypte, centre de son monde à l’époque, se retrouve dans le noir. Et on sait que le pays n’aime pas ça, on lui a déjà fait le coup quand Pharaon refusait de laisser partir les Hébreux (comme la presque totalité de la bible, les phénomènes soi-disant extra-ordinaires sont aujourd’hui expliqués, les ténèbres devant favoriser la fuite des Hébreux sont dues à l’éruption de l’Île Grecque de Santorin, qui couvrit la région de la Méditerranée de cendre rouge et opaque, ce qui explique aussi la couleur rouge sang du Nil…).
Et puis le noir ça fait peur, et puis rien ne pousse plus et entre deux crues du Nil et l’été, y’a pas de temps à perdre en nocturneries !
Mais, c’est ça l’avantage d’avoir plein de dieux plutôt qu’un seul, le peuple d’Egypte a tellement râlé que la déesse Bastet, qui a une tête de chat, est descendue voir ce qui se passait. C’est une déesse, elle voit donc dans le noir… Elle repère le cobra, lui file un coup de crocs dans le cou, pas conne, c’est quand même une chatte, elle sait que de face, avec un Cobra t’es foutu, il envoie un jet de venin dans les yeux de l’adversaire à plus de deux mètres avec une précision digne de la médaille d’or olympique du tir à la carabine !
Or, un cobra, comme tout serpent, met des jours à digérer une proie,  et au moment de claboter, sous les crocs de Bastet, le serpent de cette histoire envoie le venin dans le vide et Râ avec ! Si nous n’étions dans une histoire de légende, j’eus écrit que le cobra a gerbé, il fait raoul quoi, mais bon, on est dans le beau monde…
Il se dit que dans l’histoire, Bastet en a profité pour se payer sur la bête (ouaf !) et a récupéré la brillance du soleil, qu’elle a donc transmis à ses descendants, quand leur pupille se rétracte en un cercle lumineux.
En tous cas, le monde était sauvé puisqu’à l’époque, l’Egypte à elle seule, c’était le monde.  
Et cela explique aussi pourquoi le chat était sacré le long du Nil au point d’être embaumé comme les pharaons.
Mais au fait, qui c’est Bastet ? Elle est arrivée comme ça de nulle part ? Que nenni. Bastet est la déesse de la musique, de la joie du foyer, des chats et de la maternité aux traits félins dont le centre religieux se trouvait dans la ville de Bubastis.
Dans la mythologie grecque, elle était connue sous le nom Α?λουρος (Aílouros, Aelurus), qui signifie « chat ».
C’est sûr, le cobra n’avait aucune chance, face à un tel bagage historique et culturel.
D’ailleurs, heureusement que c’est con un serpent… Sinon, tu imagines le chantier ?
Bon, intelligent ou con, face à un chat il n’avait aucune chance. C’est facile de sauver le monde finalement… 

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